L'arsenal de financement disponible pour les start-up tech s'est considérablement enrichi ces cinq dernières années. Entre le capital-risque dilutif d'un côté et le crédit bancaire classique de l'autre, une gamme de solutions intermédiaires s'est développée pour répondre aux besoins spécifiques des entreprises technologiques en croissance.
Le Revenue-Based Financing (RBF) est la solution non dilutive qui a connu la plus forte croissance. Son principe : le prêteur avance un capital en échange d'un remboursement progressif calculé comme un pourcentage des revenus mensuels futurs, jusqu'à ce qu'un multiple prédéfini du capital avancé soit remboursé. Pour une start-up SaaS dont les revenus croissent régulièrement, le remboursement est naturellement plus rapide en période de forte croissance et plus lent en période de ralentissement. Le coût effectif est généralement compris entre 6 et 12 % du capital avancé.
La dette venture est une forme de prêt spécifiquement conçue pour les start-up qui ont déjà levé des fonds en capital-risque. Elle est accordée par des fonds spécialisés en complément d'un tour de capital. Elle permet d'étendre la runway sans dilution supplémentaire. En échange, la dette venture inclut généralement des warrants qui donnent au prêteur le droit d'acquérir une petite participation au capital à un prix défini.
Les obligations convertibles sont un instrument hybride qui permet de lever des fonds rapidement sans fixer immédiatement la valorisation. L'investisseur prête un montant qui sera converti en actions lors du prochain tour de capital, généralement avec une décote sur le prix du tour et/ou un plafond de valorisation qui protège son potentiel de retour.
Les subventions et aides publiques non remboursables restent un levier souvent sous-exploité par les start-up tech. Le Crédit d'Impôt Recherche permet de récupérer 30 % des dépenses de R&D éligibles. Les aides de l'ANR, les financements européens du Conseil Européen de l'Innovation et les subventions régionales constituent des sources de financement non dilutives qui peuvent financer des projets entiers.
La stratégie de financement optimale est généralement une combinaison de ces différentes sources, structurée pour minimiser la dilution tout en maximisant la vitesse de croissance et la runway.